Alors oui, New-York c'est grand, c'est haut ("j'ai jamais rien vu d'aussi haut c'est hauuuut!") mais ce n'est bizarrement pas ce qui m'a le plus marquée...

Je m'imaginais voir des quartiers entiers de buildings de verre ultra-modernes, et ne pensais pas que tous les styles architecturaux puissent se superposer ainsi, de façon quasi-anarchique, sur un seul plan, donnant par là l'impression de traverser un siècle en un seul regard levé vers le ciel! Pour la nostalgique du temps passé que je suis, ça a été une vision magique!

Mais c'est la visite à Ellis Island, et plus particulièrement au magnifique musée de l'immigration qui me laissera le souvenir le plus ému. C'est admirablement reconstitué, c'est intelligent, c'est poignant...

La statue de la Liberté m'est apparue sous un jour nouveau, et j'ai pu ressentir ce qu'elle devait représenter pour ces millions de personnes fuyant leur pays pour un avenir meilleur...

J'ai à cette occasion découvert ce très beau poème d'Emma Lazarus, dont (honte à moi!) je n'avais jamais entendu parler, et vous laisse avec ces quelques vers, et le soin de les traduire par vous-mêmes :-)

The New Colossus

Not like the brazen giant of Greek fame
With conquering limbs astride from land to land;
Here at our sea-washed, sunset gates shall stand
A mighty woman with a torch, whose flame
Is the imprisoned lightning, and her name
Mother of Exiles.  From her beacon-hand
Glows world-wide welcome; her mild eyes command
The air-bridged harbor that twin cities frame,
"Keep, ancient lands, your storied pomp!" cries she
With silent lips.  "Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore,
Send these, the homeless, tempest-tossed to me,
I lift my lamp beside the golden door!"

by Emma Lazarus, New York City, 1883

 


 

sinon, je sais bien que vous attendez quelques photos...be patient, please!

 

 

Edit du lendemain: cette râleuse de Pascale aura encore une fois eu raison de moi: je vous mets une trad! (la vérité c'est que moi-même j'aurais été bien en peine de comprendre quoi que ce soit si je n'avais pas eu la VF lors de ma visite audio :-D)

Le Nouveau Colosse

Pas comme ce géant d'airain de la renommée grecque,
Dont le talon conquérant enjambait les mers
Ici, battue par les flots, aux portes du soleil couchant se tiendra
Une femme puissante avec une torche, dont la flamme
Est la foudre emprisonnée, et son nom
Mère des exilés. De sa main qui est une balise
Rougeoie la bienvenue au monde entier ; son doux regard éclaire
Le port relié par des ponts suspendus qui encadre les cités jumelles.
"Garde, Vieux Monde, tes fastes d'un autre âge!" proclame-t-elle
De ses lèvres closes, "Donne moi tes pauvres, tes exténués,
Tes masses innombrables aspirant à vivre libre,
Le rebut de tes rivages surpeuplés.
Envois-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d'or!"