Ahlala, cela fait tellement longtemps que j'ai déserté ce blog que je ne sais même plus comment ça marche!

Bon, aujourd'hui, j'ai décidé de secouer ma flemme, pas parce que c'est mon anniversaire (hum) ni parce que j'ai quoi que ce soit de passionnant à raconter, mais parce que si je continue sur cette voie, j'en serai à moins d'un post par mois, ce qui n'est décemment pas possible pour quelqu'un qui prétend tenir un blog!

Quoi de neuf, mis à part ces quarante et un ans que j'ai à peine vus passer? (monsieur non plus d'ailleurs, à qui j'ai fait pourtant un "appel du pied" plus qu'insistant avant de partir en cours, comme en témoigne ce dialogue matinal : "bon ben j'y vais, salut! il est 7h30, on est MERCREDI 29 SEPTEMBRE donc je pars en cours, salut!

lui: groumpf...'lut!

moi: bon, t'as rien de spécial à me dire?

lui: ah si! t'as besoin de la carte bleue (espoir! me proposerait-il de dévaliser les grands magasins en sortant de cours?) pour faire les courses (alimentaires, qu'est-ce que j'allais croire?)

moi: ben...j'avais pas spécialement l'intention de faire les courses, je pensais que tu aurais envie de t'en charger, enfin tu sais, POUR PREPARER LE REPAS DE CE SOIR!

lui: ah oui d'accord si tu veux.

bip...........bip..........nous sommes au regret de vous annoncer que la fonctionnalité mémorisation des dates n'est pas fournie avec ce modèle.)

Mais bon, à part cette parenthèse, je vous assure, je m'en moque absolument de mon anniversaire! et puis comme je crois vous l'avoir déjà dit, j'ai décidé d'avoir 35 ans pour toujours (j'ai essayé 28 ans et demi mais ça ne marche plus trop, bizarrement).

Toujours est-il que j'ai fait une rentrée somptueuse et surtout inespérée dans un endroit magnifique, le collège d'un quartier chic mais agréable (pour faire bref, à deux pas de quelques boutiques qui me font me pâmer mais qui causeraient ma perte, financièrement parlant, si j'y risquais un orteil. Enfin si j'y allais plus de deux fois par mois. Ou par semaine. En même temps on ne me facilite pas la tâche en me donnant un emploi du temps qui m'oblige à rester sur place 3 heures le jeudi et le vendredi!)

L'endroit est paradisiaque, j'ai deux classes de 6ème trop choupinets avec 10 Hermione Granger dedans:

J'ai également une 5ème de latinistes (auxquels je ne me lasse pas de dire "salvete discipuli" dès que je les croise dans les couloirs, j'ai toujours aimé Marcel Pagnol)  avec un fils de pipole (même que c'est pas évident de faire comme si de rien n'était et que je n'avais pas retenu son prénom dans les 5 secondes du premier cours, vu qu'il a dû s'étaler dans tous les P*ris-M*tch et G*la de l'époque) et une 4ème nettement moins attachante avec plein de garçons tout blonds qui osent arborer la même coupe (playmobil) que la mienne et des filles qui mettent plus de sous dans leur sac ou leurs chaussures que moi dans ma garde-robe d'hiver 2008-2009-2010. Mais ça va.

Je me réjouis donc chaque jour de ma chance en me précipitant vers le métro d'un pas léger, mais jeudi dernier, cette félicité a été brisée net par une dame en tenue verte et casquette assortie: un(e) agent(e) de la Airatépé.

Dans ma hâte de me précipiter vers cet Eden qu'est mon nouveau collège, j'ai pris un ticket tarif réduit dans mon portefeuille, au lieu d'un à tarif plein (je sais bien que j'ai plus de douze ans, en fait j'ai pris un de ceux que j'achète pour mes filles). 

Je passe le portillon, la dame me demande mon titre de transport, l'ayant vu évidemment elle me verbalise, parfaitement insensible au fait que je me sois trompée, que je lui montre mon portefeuille rempli de tickets à tarif plein, que je lui propose de repasser le portillon avec un autre ticket, adapté à mon -grand-âge cette fois...rien n'y fait. Je suis quasiment en larmes (j'ai l'impression que les 5000 personnes qui vont et viennent à cette heure d'affluence me dévisagent et que la pancarte "fraudeuse" est accrochée dans mon dos) mais la dame reste inflexible (c'est son métier après tout). Je paie donc (pendant que 50 personnes franchissent allègrement le portillon en sautant par-dessus), et là, elle m'achève littéralement en m'assénant, à moi, cette phrase coup de poing:

"Ben oui passque SI JE VOUS AURAIS pas contrôlée VOUS AUREZ voyagé en infraction" (et oui, heureusement qu'elle m'a chopée, je suis une vraie rebelle, une voyouse même, je fais 8 stations avec un ticket tarif réduit, call me JL.D*larue ou S.N*ceri!)

A ce stade-là je me retiens pour ne pas l'assommer avec le manuel de conjugaison qui se trouve très opportunément dans mon sac, ou pour ne pas lui proposer de laisser tomber l'amende de 25 euros et de lui donner un cours de français à la place (tarif d'amie!).

Voilà, entretemps j'ai plaidé ma cause par le biais d'une lettre circonstanciée (longue et chi..te, donc, je doute qu'on la lise jusqu'au bout) au service des infractions, je ne sais pas ce que ça donnera.

La Airatépé m'a tuer.

Je retourne à mes 56 livrets d'évaluation à corriger et vous laisse avec cette célèbre publicité qui prouve que le temps passe et que ce n'était pas forcément mieux avant!